PACEA — De la Préhistoire à l'Actuel : Culture, Environnement et Anthropologie.

PACEA — De la Préhistoire à l’Actuel : Culture, Environnement et Anthropologie. UMR 5199, Université de Bordeaux, CNRS.


Nos tutelles

CNRS

Nos partenaires

notre labex

Rechercher




Accueil du site > Pages personnelles

LE LUYER Mona

Statut : Postdoctorante, School of Anthropology and Conservation - University of Kent / Collaboratrice bénévole, UMR5199 PACEA - Université de Bordeaux

Contact : m.le-luyer@kent.ac.uk ou mona.le-luyer@u-bordeaux.fr

Mots-clés : anthropologie biologique, populations humaines, microévolution, microanatomie dentaire, développement dentaire, Tardiglaciaire, transition Pléistocène/Holocène, interactions bioculturelles


Thèmes de recherche

- Évolution et microévolution des populations humaines
- Caractérisation, variabilité et morphogenèse des caractères dentaires
- Développement dentaire, biorythmes et trajectoires de croissance
- Méthodes d’imagerie 3D et de morphométrie géométrique appliquées à l’anthropologie dentaire


Mes travaux de recherche portent sur l’évolution de l’architecture interne et externe des dents humaines à la fin du Pléistocène et au début de l’Holocène, période-clef de notre histoire évolutive sociale et culturelle associée à des modifications environnementales majeures et à la transition vers l’agriculture. Sur la base d’observations et de mesures de la surface externe des couronnes dentaires, une réduction de la taille des dents humaines et une simplification morphologique ont été constatées et débattues en lien avec des changements environnementaux et culturels, notamment la généralisation du mode de vie agriculteurs-éleveurs. L’impact de ces changements, qui ont influencé l’évolution biologique des représentants de ces premières sociétés, est peu connu sur la morphologie interne et la conformation des tissus dentaires.

Les méthodes d’imagerie 3D à haute résolution (microCT) et de morphométrie géométrique permettent d’explorer de manière non destructive l’architecture interne des dents et de caractériser, par exemple, l’épaisseur de l’émail, les proportions des tissus dentaires, la morphologie de la jonction émail-dentine. Suite à de nouvelles découvertes et à la révision des contextes archéologiques de certains gisements, mes travaux de thèse ont permis une réévaluation de la nature des variations dentaires selon une approche intégrée, combinant des analyses métriques et morphologiques de la structure externe et de la structure interne des tissus dentaires.

Aux niveaux méso- et microstructurels, les dents fournissent une mine d’informations sur les trajectoires de croissance et les paramètres d’histoire de vie. Ces données biologiques sont conservées au niveau externe, mais surtout au niveau interne, dans les microstructures de l’émail et de la dentine. Ainsi, une clef pour comprendre les variations dentaires observées entre les groupes humains de la fin du Pléistocène et du début de l’Holocène est de retrouver des informations plus précises sur leur développement en passant d’une échelle externe à une analyse détaillée de la structure interne des dents. En combinant les analyses méso- et microstructurelles, notre but est de progresser dans l’évaluation des variations fines du développement dentaire et de ses causes chez les enfants.

Les analyses de de la structure interne des dents, en conjonction avec celles de la morphologie externe, offrent les meilleures ressources pour reconstruire les comportements dans le passé. Cette approche intégrée permet de caractériser la variabilité selon un éclairage nouveau, afin de discuter de la continuité ou la discontinuité biologique des groupes humains de ces périodes et de déterminer l’impact des facteurs environnementaux, démographiques et culturels.


Parcours professionnel

Biorythmes de l’émail et trajectoires de croissance dans l’enfance : mise en évidence de liens microtomographiques et histologiques pour la compréhension de l’évolution humaine récente.

  • avril–juin 2016 – Contrat de recherche – UMR5199 PACEA – Université de Bordeaux

Comportements alimentaires, contraintes environnementales : étude des micro-usures dentaires sur des vestiges humains de la fin du Pléistocène et de l’Holocène grâce à la microscopie confocale. Recherche méthodologique et application en contexte archéologique.

  • 2013–2014 – Enseignements – CM/TD/TP en Master 2 Anthropologie biologique - Préhistoire et en Licence 3 Biologie – Université de Bordeaux
  • 2012–2015 – Doctorante contractuelle – UMR5199 PACEA – Université de Bordeaux – Allocation du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
    - Thèse soutenue le 7 janvier 2016


Formation

  • 2016 – DOCTORAT en Anthropologie biologique – Université de Bordeaux

Évolution dentaire dans les populations humaines de la fin du Pléistocène et du début de l’Holocène (19000 – 5500 cal. BP) : une approche intégrée des structures externe et interne des couronnes pour le Bassin aquitain et ses marges.

Directrice : Priscilla Bayle (MC UB)

  • 2012 – MASTER Anthropologie biologique et Préhistoire – Spécialité Anthropologie biologique – Université Bordeaux 1

Évolution de l’épaisseur de l’émail et des proportions des tissus dentaires dans les populations humaines de la transition Pléistocène/Holocène en Europe de l’Ouest.

Directeurs : Priscilla Bayle (MC UB) et Stéphane Rottier (MC UB)

  • 2010 – LICENCE de Biologie – Spécialité Biologie des Organismes – Université de Rennes 1


Bibliographie

Articles

  • MAHONEY P., MISZKIEWICZ J.J., CHAPPLE S., LE LUYER M., SCHLECHT S.H., STEWART T.J., GRIFFITHS R.A., DETER C., GUATELLI-STEINBERG D. The Biorhythm of Human Skeletal Growth. Journal of Anatomy. DOI : 10.1111/joa.12709.

Chapitres dans des ouvrages collectifs

  • BAYLE P., LE LUYER M., ROBSON BROWN K., 2017. The dental remains : enamel thickness, and tissue proportions. In : TRINKAUS E., WALKER M.J. (eds.). The People of Palomas. The Neandertals from the Sima de las Palomas del Cabezo Gordo, Southeastern Spain. College Station, Texas A&M Press Anthropology Series, p. 115-137.